La qualité des environnements éducatifs inclusifs en services de garde éducatifs à l’enfance : les pratiques inclusives mises en œuvre et les défis à relever
Résumé
Cet article de Boily, Goulet, Villotti, Anwandter-Cuellar, Lachance, Allaire, Hamidi et Jean-Baptiste intitulé « La qualité des environnements éducatifs inclusifs en services de garde éducatifs à l’enfance : les pratiques inclusives mises en œuvre et les défis à relever » expose une étude dont l’objectif était d’examiner le niveau de la qualité de l’inclusion dans divers milieux de garde éducatifs à l’enfance au Québec. L’importance de s’attarder à la qualité d’un environnement éducatif dit inclusif (Steed et al., 2022) a été démontrée notamment en raison de son impact sur le développement des enfants (Soukakou et al., 2018). D plus, son évaluation permet de recueillir des informations précieuses pour nourrir le développement professionnel des intervenants, enrichir la formation initiale et continue, et orienter l’élaboration de politiques adaptées (Soukakou et al., 2014). Dans cette optique, l’étude a été entreprise afin d’offrir un regard à la fois rétrospectif et prospectif sur les progrès réalisés en matière d’inclusion, tout en mettant en lumière les défis à relever pour créer des contextes éducatifs véritablement inclusifs, capables de soutenir la réussite des enfants ayant des besoins particuliers. En outre, seize éducatrices responsables de groupes d’enfants (2-5 ans) provenant de huit centres de la petite enfance, quatre garderies dont deux subventionnées et deux non subventionnées ont participé à l’étude. Des observations ont été réalisées selon les 12 dimensions de l’« Inclusive Classroom Profile » à l’instar d’indicateurs qui permettent de positionner la qualité des pratiques inclusives du milieu sur une échelle de type Likert allant de 1 à 7, un étant un score de qualité inadéquate et 7 indiquant un score de qualité excellent. Une analyse globale telle que déterminée par les scores moyens de chaque milieu indique que la qualité de l’environnement inclusif observée dans les 16 groupes variait de minimale (score de 3) à très bonne (score de 6) qualité (Soukakou, 2016). En outre, les résultats montrent que la moitié des groupes (n = 8, 50 %) se classe comme ayant des pratiques d'inclusion de qualité entre minimale (score de 3) et presque bonne (score de 4). L'autre moitié des groupes (n = 8, 50 %) affichait des pratiques d'inclusion de bonne (score de 5) et très bonne (score de 6) qualité. Les items ayant obtenu les scores les plus élevés étaient liés aux transitions entre les activités (M =5,19, SD = 2,43) et à l'adaptation de l'espace, des matériaux et des équipements (M =5,13, SD = 1,50). Ce qui signifie un score de bonne qualité. Les éléments les moins bien classés étaient la résolution des conflits (M = 2,83, SD = 2,04), ce qui signifie un seuil de qualité minimal et la rétroaction (M = 3,38, SD = 1,54) aussi de qualité minimale. Les résultats mettent en lumière les forces ainsi que les défis sur lesquels devront se pencher les milieux pour offrir des environnements éducatifs inclusifs de qualité excellente. La discussion fait état des avancées de la recherche dans le domaine et souligne certaines recommandations pour le développement professionnel des personnels ainsi que pour les milieux de la formation initiale et continue.