Publié-e
2026-02-02
Mots-clés
- Justice épistémique,
- théâtre,
- féminisme décolonial,
- art,
- écriture plurielle
Résumé
Dans le contexte actuel de renouvellement des écritures alternatives dans les sciences humaines et sociales, peu de publications font l’objet d’une attention pour la restitution des résultats à une communauté hors académique. Pourtant, le partage de la recherche et sa traduction sont essentiels à une justice épistémique. Cet article retrace une démarche de symétrisation des résultats dans le cadre d’une recherche doctorale menée au Népal. Fondée sur une collaboration entre chercheuse et artiste, cette méthode, reposant sur des ateliers de théâtre, a appelé de ses vœux la création d’un ouvrage visuel remis au village de Sirubari. En résonance avec les épistémologies féministes et décoloniales, l’article analyse les enjeux de ce geste de réciprocité méthodologique au travers de ses intentions d’écriture, de l’esthétisation des savoirs et des effets de sa réception. Entre reconnaissance et rapport de pouvoirs, cet article thématise l’impératif d’une écriture plurielle pour rendre le milieu académique moins opaque.