Traces de l’architecture précolombienne dans le récit historique du XIXe siècle : William H. Prescott et le mythe de l’architecture inca dans les Amériques

Auteurs-es

  • Bianca Natalia Sanguino Lemus Université du Québec à Montréal

Mots-clés :

Architecture précolombienne, Architecture inca, Historiographie coloniale, Décolonialisme, Mythe de la conquête, Romantisme

Résumé

La manière dont l’histoire des Amériques et de leur architecture a été racontée influence directement l’interprétation du territoire. Les notions de primitivisme associées à l’architecture précolombienne, en contraste avec les idées de progrès liées à l’architecture européenne, trouvent leur origine dans des récits consacrés par l’histoire traditionnelle. Étant donné que l’inclusion de l’architecture précolombienne dans les textes issus de l’architecture globale est relativement récente, il est essentiel d’examiner des textes comme Histoire de la conquête du Pérou de William H. Prescott, qui éclairent la perception des cultures autochtones – dans ce cas la civilisation inca – et le mythe de la conquête au XIXe siècle, une époque marquée par le romantisme et la construction identitaire des nations américaines postérieures aux mouvements d’indépendance, coïncidant également avec la fondation des premières écoles d’architecture sur le continent.

Biographie de l'auteur-e

Bianca Natalia Sanguino Lemus, Université du Québec à Montréal

Bianca Natalia Sanguino Lemus est une architecte colombienne et candidate à la maîtrise en histoire de l’art à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Sa recherche porte sur l’architecture inca au Pérou, en explorant ses dimensions territoriales, spatiales et monumentales, ainsi que sa place dans l’historiographie. À travers une approche décoloniale, elle interroge les récits dominants qui ont contribué à marginaliser les productions architecturales des civilisations autochtones des Amériques.

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Publié-e

2026-03-17

Numéro

Rubrique

Note de recherche