Fin du mythe de l’art underground anti-institutionnel : L’utopie de la démocratie culturelle et l’environnement labyrinthe Vive la rue Saint-Denis ! (1971)

Auteurs-es

  • Anithe de Carvalho Chargée de cours, Histoire de l’art, Université du Québec à Montréal, Canada

DOI :

https://doi.org/10.55765/atps.i5.241

Mots-clés :

art underground, démocratie culturelle, publics, 1970

Résumé

Cet article défend la thèse que l’underground artistique des années 1970 a été intégré à l’establishment à l’aube d’une nouvelle idéologie culturelle, la démocratie culturelle, qui s’adresse à un nouveau public. La mise en place de programmes comme Perspectives Jeunesse, Initiatives locales et Explorations a permis de financer des projets comme Vive la rue Saint-Denis ! De nouveaux publics sont rejoints avec des événements socioculturels. C’est l’ère de l’animation culturelle, si prisée par un milieu précis du champ de l’art ayant pour porte-parole Yves Robillard, membre de Fusion des arts inc. Au lendemain de la crise d’Octobre, il s’agit d’intégrer au système socioéconomique une jeunesse contre-culturelle, indépendantiste (au Québec), marxiste et au chômage. En somme, les artistes de la contre-culture ou de la néo-avant-garde artistique politisée étudiés partagent avec l’État un ensemble de valeurs humanistes et d’intérêts professionnels, caractéristiques de l’État-providence, même si leurs buts ne sont pas forcément les mêmes.

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Publié-e

2013-12-11

Comment citer

de Carvalho, A. (2013). Fin du mythe de l’art underground anti-institutionnel : L’utopie de la démocratie culturelle et l’environnement labyrinthe Vive la rue Saint-Denis ! (1971). Revue Internationale Animation, Territoires Et Pratiques Socioculturelles, (5), 73–88. https://doi.org/10.55765/atps.i5.241