La guerre et la paix au Baoulé (Côte d’Ivoire, XVIIIe-XXe siècle)
DOI :
https://doi.org/10.70958/bellica.v3i2.3553Mots-clés :
Baoulé, Côte d’Ivoire, colonisation, guerre, paix, colonization, warfare, peaceRésumé
La guerre menée par les Baoulé contre leurs voisins et entre eux (le monde baoulé est divisé en nvle , groupes politiques autonomes) était marquée par la retenue, imposée par l’équilibre des forces. Cependant, les précautions matérielles et rituelles n’empêchaient pas les excès, notamment la mutilation de l’ennemi et la création de trophées humains. Les nvle Baoulé savaient aussi faire la paix. Une institution ad hoc – le tukpɛ, une alliance à plaisanterie – permettait l’établissement d’un pacte de paix permanent, scellé par un serment engageant les anciens ennemis à ne plus se combattre. L’affrontement avec les troupes coloniales, caractérisé par un déséquilibre des forces décisif, divisa les Baoulé selon des lignes de fracture préexistantes ou celles créées par les autorités françaises. Suite à des opérations militaires de plus en plus efficaces, les derniers bastions de la résistance baoulé tombèrent en 1911. L’asymétrie inhérente à la guerre coloniale ne s’exprimait pas seulement dans les combats, mais aussi dans la « pacification », une paix des vainqueurs qui masquait une défaite définitive accompagnée de châtiments infligés aux rebelles. Ces sujets sont explorés à travers diverses sources, tant orales (Baulé) qu’archivistiques (coloniales).
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© Fabio Viti 2025

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