La Revue Œconomia Humana est une revue francophone québécoise interdisciplinaire fondée en 2023 par Charles Duprez, Zeynep Torun et Roberto Colin. Elle explore les transformations des modèles socioéconomiques contemporains en rupture avec les logiques productivistes et croissancistes, pour penser l’économie dans ses dimensions sociales, écologiques, politiques, sensibles et culturelles.
L'humanité traverse un moment critique, composé d'un enchevêtrement de crises écologiques, institutionnelles, sociales et existentielles. Face aux injustices sociales et à l’anéantissement du vivant, nous refusons de tomber dans la sidération. Nous croyons à une pensée agissante, sensible et collective, capable de nourrir d’autres manières d’habiter le monde. Nous voulons offrir ici un espace, en libre accès, d’expérimentation intellectuelle, de résistance créative et de dialogue émancipateur entre les savoirs.
Une revue ouverte, plurielle et multidisciplinaire
À la Revue Œconomia Humana, nous refusons les silos disciplinaires. Nous tissons des liens entre rigueur scientifique et expression artistique, entre sciences sociales, philosophie, écologie, économie, histoire, littérature et arts visuels.
Nous accueillons une pluralité de formats :
articles scientifiques évalués par les pairs (deux relecteur·ice·s en double aveugle),
Chaque numéro s’articule autour d’axes thématiques qui interrogent les formes d’organisation économique et politique, les attachements au vivant, les résistances sociales et les chemins de transition.
Nous défendons une démarche inclusive, horizontale, ouverte à la diversité des voix (chercheur⸱e⸱s, artistes, militant⸱e⸱s, praticien⸱ne⸱s, humain⸱ne⸱s, etc.) et des formes de savoir.
Penser une nouvelle Œconomia Humana
Du grec oïkos (la maison), nomos (les règles) et anthropos (l’humain), Œconomia Humana désigne une économie habitée, pensée pour et avec le vivant. Habiter le monde ne peut se réduire à l’extraction, la marchandisation et la course à la croissance, qui plus est lorsque ce processus se fait sur le dos d'une partie de la population. Il s’agit de reconnaître nos interdépendances, de cultiver des attachements, et d’imaginer des mondes communs, sensibles et habitables.
D’autres mondes sont possibles. À nous toutes et tous de les penser et de les faire advenir.