L’art, la tradition et le militantisme
Une écologie des pratiques contre la science coloniale
Mots-clés :
écologie décoloniale , agroécologie , art et recherche , botanique , STSRésumé
Dans le contexte d’un champ d’étude qui s’intéresse à l’histoire de la botanique et à la manière dont celle-ci est étroitement liée à l’histoire de la colonisation, au développement de l’agriculture coloniale, et plus largement à la mise en place de ce qu’on peut appeler l’habiter colonial du monde (Ferdinand, 2019), cet article s’intéresse aux pratiques qui s’extraient de la matrice de la science coloniale. À travers trois cas d’études de diverses approches, il explore le lien entre la valorisation de savoirs divers, l’accès aux terres et les possibilités d’une écologie réparatrice. De la méthodologie expérimentale pour la pratique botanique développée par l’artiste Maria Thereza Alves, aux techniques agricoles traditionnelles pratiquées par l’Association Lasotè en Martinique, en passant par la valorisation des connaissances écologiques des personnes en situation migratoire entreprise par l’Association A4 en France métropolitaine, cet article identifie « une écologie des pratiques » (Stengers, 2023). Cette écologie des pratiques peut contribuer à une contre-histoire de la botanique à travers laquelle on peut non seulement voir émerger d’autres formes d’habiter le monde, mais aussi exposer la contingence de la science coloniale et de ses manières d’habiter la Terre.
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© Jessica Saxby 2026

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